Lyon-Turin

Descenderie de saint Martin la Porte : 2400 m

Descenderie de La Praz : 2480m

Descenderie de Villarodin-Bourget/Modane : 4000m

2013
engagement de la deuxième phase des travaux.

2020
prévision de la mise en service.

Le Lyon - Turin prêt à passer la frontière

"Que le ferroviaire dépasse la route"

poortrait de Patrice Raulin, président de LTF

Patrice Raulin préside Lyon Turin Ferroviaire , une société franco-italienne qui a pour mission la réalisation des études et reconnaissances géologiques de la partie transfrontalière de la liaison ferroviaire Lyon-Turin.

Le secteur transfrontalier regorge de fortifications de toutes époques liées aux frontières de la Savoie, de la France et de l'Italie. Pour vous qui au contraire allez faciliter le passage, la notion de frontière a-t-elle encore une notion pour vous ?
Il faut lire cette opération à l'échelle européenne. La ligne fait partie d'une ligne qui relie Lisbonne à Budapest. Sous ces symboles architecturaux de l'existence d'une frontière, des échanges à tous les niveaux se font quotidiennement. C'est véritablement un ouvrage de décloisonnement que nous sommes en train de construire.

Quelles perspectives ouvre la nouvelle ligne Lyon Turin en termes de trafic fret mais aussi de trafic voyageurs ?
Notre objectif est que dix ans après la mise en service de cette traversée alpine la part du fret ferroviaire ait dépassé celle de la route. Aujourd'hui 80% du trafic se fait par la route et 20 par le rail... Au niveau des voyageurs, nous ciblons plus de 4 millions de voyageurs en 2035 qui mettront 1h45 pour rallier Lyon à Turin et 4h pour faire Paris - Milan.

Quelles ont été les retombées des premiers travaux ?
Trois descenderies ont été creusées pour un investissement de 400 millions d'euros. Elles serviront ensuite d'accès au chantier puis pour la ventilation, la maintenance et, le cas échéant, d'issues de secours. Au niveau du sol : quelques surprises ont été rencontrées comme une forte hydrologie à Le Praz et des zones géologiques compliquées dans le secteur de Saint Martin La Porte.

Quels types de rapports entretenez-vous avec les habitants et les communes de la vallée de la Maurienne ?
Notre chantier a un impact économique considérable dans la vallée de la Maurienne. Les travaux préparatoires ont généré 400 emplois directs dont 30% savoyards et près de la moitié de Rhônalpins. Le grand chantier devrait créer 2500 emplois directs d'où des attentes fortes.
Mais il y a également des inquiétudes, légitimes, sur les zones de dépôts des matériaux extraits par exemple. Nous avons entrepris des études poussées pour traiter et compenser les impacts liés aux chantiers.
Les collectivités disposent chez nous d'un interlocuteur privilégié. Ce dialogue permanent satisfait, je le crois, les maires des communes concernées.