Lyon-Turin

Repères

  • Galerie de Saint-Martin-la-Porte à La Praz : 9 km
  • Galerie de Chiomonte : 7,5 km
  • Descenderie de Saint-Martin-la-Porte : 2,4 km
  • Descenderie de La Praz : 2,5 km
  • Descenderie de Villarodin-Bourget/Modane: 4 km
  • 2017 - 2029 : travaux du tunnel de base (57 km)
  • 2029 - 2030 : mise en service
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Lyon-Turin : entrée en phase opérationnelle

travaux lyon turinChantier de La Maddalena à Chiomonte en Italie.

Lors du sommet franco-italien en février 2015, le président de la République française, François Hollande, et le président du Conseil italien Matteo Renzi, ont acté la réalisation de la liaison ferroviaire transalpine Lyon - Turin.

Les responsables ont déposé une demande conjointe de financement à l'Union européenne, portée par le nouveau promoteur, TELT, Tunnel Euralpin Lyon-Turin.  Les travaux liés à la galerie de reconnaissance de 9 km entre Saint-Martin-la-Porte et la Praz se poursuivent avec le chantier du tunnel de 57 km entre Saint-Jean-de-Maurienne et Suse.

Les mots clefs

A comme Alpes
En traversant les Alpes de part en part, le Lyon Turin sera le maillon central d’un axe ferroviaire reliant le sud de l’Espagne à Budapest : ce chaînon manquant, axé en priorité sur le fret, mettra aussi en réseau 5 000 km de lignes voyageurs existantes, dont l’axe Londres-Rome. Dégager les vallées alpines de la circulation des camions reste l’un des objectifs majeurs du projet.

B comme budget
Tout compris, en France et en Italie, le coût de la liaison ferroviaire atteindrait les 24 milliards d’euros (valeur 2010). Le seul tunnel de base entre Saint-Jean-de-Maurienne et Suse en Italie, acté lors du Sommet franco-italien du 24 février 2015, est estimé à 8,5 milliards. Et les deux premières phases de travaux des accès français, déclarées d’utilité publique en 2013, s’élèvent à 7,1 milliards.

C comme chronomètre
Avec le Lyon-Turin, les villes européennes se rapprocheront : il faudra 4 heures pour joindre Milan depuis Paris et près d’1 heure 40, au lieu de 4 actuellement, entre Lyon et Turin. Et plus près de chez nous, 50 minutes entre Lyon et Chambéry, au lieu d’1 heure et demie aujourd’hui.

D comme délai
L’ampleur du projet implique une réalisation en plusieurs phases. La première est la réalisation de la section transfrontalière avec son tunnel de base de 57 km, prévu à l’horizon 2030. Elle sera suivie par la réalisation progressive des lignes d’accès, pour répondre à la montée en charge des trafics.

F comme fret
Aujourd’hui, près de 3 millions de camions traversent les Alpes franco-italiennes chaque année, dont la moitié par les tunnels routiers du Fréjus et du Mont Blanc et l’autre moitié par Vintimille. L’objectif est de rééquilibrer les parts de la route et du rail : 45 % route – 55 % rail sur les Alpes du Nord.

G comme galerie
Entre 2002 et 2010, trois descenderies de reconnaissances géologiques ont été creusées côté français (9 km au total). Une autre galerie est en cours côté italien à Chiomonte (7,5 km) et la dernière vient d’être engagée en France entre Saint Martin-la-Porte et La Praz (9 km réutilisés à terme pour le tunnel de base).

I comme infos
Pour se familiariser avec la future liaison, voir où et comment les lignes fret et voyageurs se fraieront un chemin en Rhône-Alpes, rendez-vous sur le site www.lyon-turin.info/ à la rubrique « le tracé ».

M comme maîtres d’ouvrage
Ils sont au nombre de trois : SNCF Réseau pour les accès français, son homologue RFI pour le côté italien, et Tunnel Euralpin Lyon Turin (TELT), la société en charge des travaux de la section transfrontalière et de la gestion de la ligne à terme.

R comme répartition de l’addition

40 % attendus de la part de l’Europe, 25 % pour la France, 35 % pour l’Italie, telle est la répartition du coût du tunnel international qui s’élève à 8,5 milliards d’euros. Cela représente un investissement de 2,2 milliards d’euros pour la France, soit moins de 200 millions d’euros par an sur 10 à 12 ans de travaux.

T comme tunnels
Pas moins de huit tunnels vont ponctuer le parcours français du Lyon-Turin : Bourgoin-Ruy, Sainte Blandine, La Bâtie-Mongascon, Dullin-l’Epine, Chartreuse, Belledone, Cartières et Glandon. Ainsi, 60 % du parcours seront enterrés, afin de limiter les nuisances. Le tunnel international, avec ses 57 km, sera le plus long d’Europe et les travaux devraient démarrer à partir de 2017. Il doit passer sous 2 000 mètres de montagne.

V comme voyageurs
Les accès français du Lyon-Turin feront sauter le verrou des 43 km de voie unique entre Saint André-le-Gaz et Chambéry, qui pénalisent tout TER et TGV vers la Savoie et la Haute-Savoie.