Le casque de pompier

  • Créée en 1860 à Paris, la maison Gallet s'installe à Châtillon-sur-Chalaronne en 1909. En 2002, le groupe MSA rachète la société, qui devient MSA Gallet, spécialiste mondial des équipements de sécurité. Aujourd'hui, le site de Châtillon-sur-Chalaronne emploie 250 personnes, conçoit et fabrique l'intégralité des casques dédiés à l'industrie, aux armées et aux pompiers commercialisés par le groupe.
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Le casque de pompier

Nom de code F1SF. Lieu et date de naissance : 1985, Châtillon-sur-Chalaronne, dans l'Ain. Utilisateurs : tous les sapeurs pompiers de France et de soixante-dix pays. Signe particulier : a fait rêver des générations d'enfants et ce n'est pas fini.
Le casque de pompier tel qu'on le connaît fête cette année ses trente ans. En 1985, les usines Gallet sortent le premier casque chromé à visière dorée. Visionnaire, Adrien Gallet a conçu un casque efficace et beau en collaborant avec la brigade des sapeurs-pompiers de Paris. Écran facial et visière oculaire escamotables dans la coiffe, bavolet pour protéger la nuque... le F1SF s'impose et il est très rapidement adopté par les soldats du feu du monde entier.
Chaque jour, les énormes presses thermoplastiques moulent entre 500 et 800 casques de pompiers, finis puis peints suivant leur destination : rouge pour l'Espagne, noir pour le Brésil, jaune pour le Québec...
Comme c'est souvent le cas quand il s'agit de haute technologie, les noms de code sont monnaie courante. Après le F1SF et le F2, connu du grand public pour sa couleur rouge et sa spécialisation en feux de forêts, le F1XF a pris la relève. Il ressemble comme deux gouttes d'eau à son prédécesseur mais, plus large, il permet d'adapter des accessoires - éclairage, appareils respiratoires, communication - conçus par d'autres équipementiers.
Souvent copié, jamais égalé, le casque de pompier Gallet reste LA référence en matière de protection pour lutter contre le feu. À tel point que les professionnels ont dû demander la suppression de certaines protections : ils ne «sentaient» plus suffisamment le feu et donc ne pouvaient en jauger la dangerosité avec précision.