Union avec l'Auvergne

L’industrie agroalimentaire en Auvergne

2,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires
14 000 salariés
1 347 établissements

Les entreprises agroalimentaires sont le troisième employeur de l’industrie auvergnate.
Elles représentent près du cinquième des emplois industriels dans des activités liées principalement à l’élevage, à la transformation de la viande et du lait, aux céréales,à la betterave à sucre, aux confiseries, aux eaux de table.

De la graine d’exportateur

Quel est le point commun entre les brioches Pasquier, les graines potagères Clause, les biscuits Brossard et les semences Vilmorin ? Tous ces produits et marques appartiennent au groupe coopératif auvergnat Limagrain, créé en 1942 par des agriculteurs de Limagne. Aujourd’hui présent
dans une quarantaine de pays, il emploie 8 600 salariés dans le monde, dont 1 450 en Auvergne, et 1 800 dans la recherche. Le groupe, qui réalise 70 % de ses 2 milliards de chiffre  d’affaires consolidé à l’international, conserve ses racines en Auvergne, toujours en lien avec 2 000 agriculteurs adhérents de la région.

Auvergne et Rhône-Alpes réunies

70 000 km2

110 habitants au km2

7,8 millions d’habitants

11,9 % de la population française

11,4 % du PIB de la France

3,2 millions d’emplois (en 2013)

8,8 % de taux de chômage (fin 2014)

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Saint-nectaire – Picodon : plutôt vache ou plutôt chèvre ?

Vingt centimètres de diamètre et 1,7 kg, telles sont les mensurations avantageuses du saint-nectaire. Ce fromage d’altitude est prisé des chefs cuisiniers et utilisé dans quelques recettes typiquement auvergnates. Premier fromage à bénéficier d’une appellation d’origine contrôlée, il est produit à partir de 15 litres de lait de vache depuis l’époque des Arvernes. Fromage paysan, fabriqué bien souvent par les femmes, le saint-nectaire est alors appelé « fromage de seigle », car il était affiné sur la paille de cette céréale. Il gagne ses lettres de noblesse au XVIIe siècle, quand il est introduit à la cour du Roi-Soleil par le maréchal de France Henri de Senneterre.

Pesant moins de 100 grammes et doté d’un diamètre de 5 à 7 centimètres, le picodon fait figure de poids plume, quand sa fabrication ne nécessite qu’environ un demi-litre de lait de chèvre. Comme son grand frère, il est étroitement lié à son terroir : les Cévennes ardéchoises, une partie de la vallée du Rhône et des Préalpes drômoises. L’histoire a retenu que Ronsard le dégusta au château de Tournon au XIXe siècle. Le terme « picodon » apparaît à la fin du xixe siècle, ou « picaudon » en occitan, ce que le Trésor du félibrige traduit par « petit fromage piquant ». Petit certes, mais fort en goût !

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Myrtille d’Yssingeaux – Framboise de Thurins : deux rondes acidulées

Perle ronde, peau bleue, goût acidulé, la myrtille sauvage se plaît dans les montagnes du Massif central entre 500 et 1 800 mètres d’altitude. C’est pourquoi on la trouve en abondance dans le Forez et le Mézenc. Consommée depuis la préhistoire, on lui prête des vertus antioxydantes, impliquées dans la protection des maladies cardiovasculaires, favorisant aussi une bonne vue. Les pilotes anglais en auraient été gavés durant la Seconde Guerre mondiale, en gelée. Les gourmets succombent aussi devant les tartes. La myrtille sait accompagner certaines viandes comme les magrets de canard ou les pâtés de volaille.

Aussi juteuse, sa voisine, la framboise, a une robe rouge plus veloutée. Sa culture est reine à Thurins, un village du Sud-Ouest lyonnais qui la célèbre chaque année au mois de septembre. Issue d’une variété de ronces, la légende raconte qu’elle tient son nom Rubus Idaeus, de la nymphe Ida, chargée de nourrir le jeune Zeus. L’entendant pleurer, elle se précipita tant pour cueillir des framboises qu’elle s’égratigna. Depuis ce jour, ce fruit blanc est devenu rouge. La framboise est la reine des desserts, fruit à croquer, succulente avec un simple fromage blanc. On la retrouve en tarte, charlotte, clafoutis, crumble. Elle est aussi parfaite en sorbet, en crème glacée, en compote, ou même en soufflé. Sans oublier les coulis et autre vinaigre aromatisé.

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Deux eaux minérales 100% naturelles

L’une, Volvic, est vendue dans une bouteille colorée en vert et bleu. Son nom évoque la nature et l’air pur des volcans d’Auvergne. Tandis que l’autre, Évian, soigne sa garde-robe redessinée par de grands couturiers. Vendue au départ en pharmacie, elle a gardé une image santé et rassure les parents qui l’utilisent pour préparer le biberon de leurs enfants. À Volvic, on boit l’eau au goulet ! C’est en effet à la source du Goulet que le premier captage est réalisé pour abreuver la commune au début du XXe siècle. L’entreprise puise sa ressource dans un écosystème de près de 4 000 hectares de forêts et de landes. L’eau de Volvic, issue d’une nappe souterraine à plus de 90 mètres de profondeur, est filtrée par des roches volcaniques vieilles de six mille ans. Commercialisée depuis 1938, elle appartient au groupe Danone qui l’exporte dans soixante pays dans le monde, jusqu’au Japon où elle est utilisée pour préparer le thé !

Évian, sa grande rivale, jaillit dans les Alpes. La pluie et la neige viennent se déposer sur le plateau de Gavot dans le massif du Chablais. Constitué majoritairement de forêts et de prairies, ce territoire de 35 km², où gîtent une centaine de zones humides, s’étend sur les gorges de la Dranse. L’eau d’Évian s’est taillé une réputation d’eau bénéfique pour la santé grâce au comte Jean-Charles de Laizer qui souffrait de maux de reins et du foie. Cet Auvergnat s’était réfugié en Haute-Savoie pendant la période révolutionnaire… Aujourd’hui, Évian appartient aussi au groupe Danone, elle passe à table dans 152 pays. Aux États-Unis, elle est plutôt vendue comme un produit haut de gamme, réservée à l’élite. La rumeur dit que Madonna prendrait des bains à l’eau d’Évian et que Kim Basinger l’utiliserait pour se laver les cheveux. Car non seulement on la boit, mais on la vaporise sur la peau. Depuis 1962, Évian commercialise des brumisateurs, gages de peau saine et de bonne mine !