Les grandes dates de l'histoire rhônalpine

177

En 177, une cinquantaine de chrétiens parmi lesquels sainte Blandine sont persécutés et exécutés dans l’amphithéâtre de la Croix-Rousse au cours des fêtes d’août.

En 650, les Celtes arrivent dans la vallée du Rhône, le nord Dauphiné et les Alpes.
On les appelle « Helviens » du côté méridional, « Allobroges » côté Dauphinois, « Ceutrons » en Tarentaise, « Médulles » en Maurienne, « Ambarres » dans l’Ain et « Ségusiaves » autour de Lyon et Roanne.

Au nord de Lyon, l’île Barbe fut le lieu d’implantation de la première abbaye. Au 12ème siècle, elle régnait sur 40 prieurés et 100 chapelles. Elle avait reçu, dit-on, la visite de Charlemagne

Au début du 15ème siècle, la Savoie est gouvernée par Amédée VIII. Veuf en 1434, le duc prend la robe de bure et fait retraite. En 1439, le concile de Bâle vient le chercher et l’élit pape sous le nom de Félix V. Il démissionnera dix ans plus tard.

Le 1er janvier est né dans l’Isère, au château de Roussillon : c’est là que Charles IX signa le 9 août 1564 un édit prescrivant que l’année civile commencerait au 1er janvier plutôt qu’à Pâques.

En 1755, Mandrin, le plus célèbre bandit de l’époque, est supplicié puis mis à mort avec sa bande de « rançonneurs des riches ». Ils sont considérés comme les premiers bandits d’honneur.

Des inventeurs et des industriels de génie : Olivier de Serres, Vaucanson, Jacquard, Auguste et Louis Lumière, les frères Montgolfier, Marc Seguin

36 000 ans avant JC : des Aurignaciens et une grotte ornée

Les dessins découverts dans la grotte Chauvet, à Vallon-Pont-d’Arc sont les premières traces de vie signalées en Rhône-Alpes : en 1994, trois spéléologues ardéchois découvrent l’une des plus anciennes grottes au monde, un fabuleux témoignage signé d’artistes aurignaciens. La Caverne du Pont-d’Arc, qui ouvre en avril 2015, est l’exacte restitution de ce trésor.
-En savoir plus : http://www.cavernedupontdarc.fr/

Facebook Twitter

218 avant JC : les éléphants d’Hannibal traversent les Alpes

La république de Carthage, fondée par les Phéniciens, narguait les empereurs romains qui déclenchèrent les guerres puniques. En 218, le général phénicien Hannibal Barca quitte l’Espagne pour envahir l’Italie avec 50 000 hommes, 8 000 chevaux et 37 éléphants. Il passe les Pyrénées, remonte la vallée du Rhône, suit la vallée de l’Isère et franchit les Alpes en quinze jours dans les environs du Mont Cenis. 20 000 soldats africains meurent de froid tandis que les éléphants, plus résistants, aident Hannibal à vaincre à Trasimène.

Lyon et Vienne, capitales dans les Gaules

Rome marque fortement la région pendant un demi millénaire, depuis le 1er siècle avant J.-C. jusqu’à la chute de l’empire romain, en 476. Jules César conquiert la Gaule entre 58 et 52 avant J.-C. : Lugdunum, créée en 43, devient une capitale de la province. On trouve de nombreux vestiges de l’époque à Lyon, autour de Lyon, avec 200 km d’aqueducs, mais aussi à Vienne et dans son musée de la civilisation gallo-romaine.

Facebook Twitter

Le Rhône, frontière entre la France et les Germains

Jusqu'à Philippe le Bel, au début du XIVème siècle, le Rhône sert de limite entre le royaume de France et le Saint Empire romain germanique. Il faut attendre les débuts de la guerre de Cent Ans, en 1349 pour que le Dauphiné soit rattaché à la France. En 1601, par le traité de Lyon, Henri IV annexe au royaume de France le Bugey et le pays de Gex. Ce sera le tour de la principauté de Dombes en 1762 et enfin de la Savoie en 1860.

Facebook Twitter

La Renaissance, des années fastes

Deux foires annuelles, l’essor de la soierie, lancée par François 1er, puis le rayonnement intellectuel dû à l’installation d’imprimeurs, transforment la vie de Lyon : on en trouve les traces aujourd’hui dans les quartiers de Saint-Jean, Saint-Paul et Saint-Georges, classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. Lyon et Rhône-Alpes sont bien placées sur la route de l’Italie où se multiplient les expéditions. Le chevalier Bayard naît à Pontcharra et sera nommé gouverneur du Dauphiné. A la Batie d’Urfé, Claude d’Urfé, de retour d’Italie, transforme sa résidence en chef-d’œuvre où plus tard, Honoré d’Urfé place l’intrigue de l’Astrée, premier roman pastoral écrit en français. L’église de Brou, chef d’œuvre du gothique flamboyant, construite en 1536, témoigne du bouillonnement artistique de ce temps.

Facebook Twitter

Rousseau et Voltaire, deux figures des Lumières

Né à Genève, Jean-Jacques Rousseau apprend le latin à Bossey, près de Saint-Julien-en-Genevois. De 1732 à 1741, il vit à Chambéry dans un sombre appartement, puis aux Charmettes, aujourd’hui monument historique. Le rêveur solitaire a laissé des traces sur les bords du Léman, à Bourgoin, à Lyon et même dans le Pilat où il s’en est allé herboriser.
François-Marie Arouet, dit Voltaire, découvre la région sur le tard. Après avoir été embastillé, exilé, puis invité de Frédéric II en Prusse, il achète la seigneurie de Ferney en Pays de Gex. Il applique ses théories en asséchant les marais, plante des vignes, installe une manufacture de montres. C’est à Ferney qu’il rédige son Dictionnaire philosophique. Les deux philosophes seront les principaux artisans de l’ouverture intellectuelle qui débouchera sur la Révolution française.

Facebook Twitter

La Révolution commence à Grenoble et à Vizille

En 1788, les édits de Brienne réduisent considérablement le pouvoir des Parlements. Celui de Grenoble est le premier à réagir : le 7 juin, le peuple s’en prend aux troupes royales en les bombardant de tuiles balancées depuis les toits. La journée se poursuit au château de Vizille où se réunissent les trois ordres, noblesse, clergé et tiers-état : la bâtisse est aujourd’hui transformée en musée de la Révolution.
La Terreur s’abattit sur la ville de Lyon en 1793, faisant 3000 victimes. Pour punir cette cité récalcitrante, on coupa en deux les départements du Rhône et de la Loire…

Sur le web : Le domaine de Vizille

Facebook Twitter

La naissance d'une région industrielle

En 1870, à la fin du Second Empire, on compte 100 000 métiers à tisser à Lyon mais davantage dans tous les départements voisins. La soierie est alors une activité régionale (sériculture, filature, moulinage, ourdissage, ennoblissement). La chimie, fille de la soirie, qui a besoin de colorants et de sulfures, se développe à Lyon, Grenoble et dans les vallées alpines. A Saint-Etienne, l’exploitation du charbon bat son plein et donne naissance aux forges et aciéries. La Manufacture voit le jour. A Lyon, Berliet créé des automobiles et des camions.

Facebook Twitter

Rhône-Alpes entre en résistance

L’esprit de résistance a marqué la région pendant la période entre 1940 et 1944. A Lyon d’abord, proclamée « capitale de la Résistance » par de Gaulle : Henri Frenay y crée le mouvement « Combat », Emmanuel d’Astier lance Libération et Jean-Pierre Lévy fonde Franc-Tireur. Jean Moulin est arrêté à Caluire.
A Izieu, petit village de l’Ain, une maison mémorial évoque la déportation et le massacre de 44 enfants juifs. A Vassieux-en-Vercors, une nécropole rappelle le sacrifice de centaines de jeunes combattants. Autres lieux de mémoire : le plateau des Glières, près de Thônes, Nantua et les maquis de l’Ain qui défilèrent le 11 novembre 1943…
- En savoir plus : le Centre d’histoire de la Résistance et de la déportation de Lyon, la Maison d’Izieu, le mémorial de Vassieux-en-Vercors, le musée de la Résistance de Nantua

Facebook Twitter

Rhône-Alpes, la naissance administrative

C’est au début des années soixante que l’entité administrative régionale consacre la cohérence d’une grande région, regroupant huit départements et trois puissantes agglomérations : Lyon, Grenoble et Saint-Etienne. En 1972, la région est administrée par un établissement public régional. Elle devient une collectivité territoriale en 1982. Les premières élections régionales ont lieu en mars 1986.