Les raquettes de TSL Outdoor sont commercialisées dans trente-cinq pays. En particulier en Suisse, en Allemagne, en Autriche, mais aussi au Japon et en Espagne, et depuis peu, dans les pays d'Europe orientale.
La raquette 225 est le modèle de raquette le plus venu dans le monde. Dans sa nouvelle version, elle arbore le numéro 226.

Cocorico ! TSL Outdoor est le preimer fabriquant mondial de raquettes à neige, loin devant ses concurrents américains. Avec d'autres entreprises comme Inook, Annecy peut chausser le titre de capitale mondiale de la raquette à neige.
Depuis son introduction en France en 1977, la raquette à neige a évolué dans sa forme, ses matériaux, ses fixations. En 1978, Jacques Baldas reprend le modèle nord-américain en forme de haricot mais remplace le cadre en aluminium par du bois. L'accrochage est assuré par de simples lanières en caoutchouc. L'année suivante, la première raquette en plastique injectée est commercialisée par une société monégasque. En 1981, Jean-Claude Bibollet crée la société Thônes Sport Loisirs (TSL) et la raquette JCB dérivée d'un modèle canadien. En forme de poisson, elle est pourvue d'un cale-pied en caoutchouc.
Mais la raquette à neige n'est pas encore très tendance. « À cette époque, cette activité était un peu honteuse, ringarde », remarque Jean- Marie Lathuille, responsable marketing de TSL. La création d'événements, la diffusion de raquettes auprès d'accompagnateurs en montagne, de guides de haute montagne ont contribué à la populariser. « L'arrivée de raquettes plus confortables et de fixations spécifiques a rendu sa pratique plus ludique, plus agréable. »
TSL est le premier à développer une raquette avec une fixation intégrée qui concourt à une bonne tenue du pied, à la doter d'une griffe à l'avant, puis de cale de marche, d'amortisseur de bruit pour réduire les crissements en marchant. En 2004, la société annecienne innove encore avec une fixation à crémaillère et un compensateur de pente pour montée et descente. Plus technique, la raquette change aussi de profil. En forme de taille de guêpe, elle donne une démarche plus naturelle.
En 2005, la société fête la millionième paire sortie de ses ateliers. L'année d'après, TSL tteint un sommet de ventes, commercialise 210 000 paires de raquettes en une saison, quatre sur dix à l'export. Avec les presses de sa filiale Injection 74, et selon la volonté de son dirigeant Philippe Gallay, le groupe maîtrise toutes les opérations de production localement et régionalement. Les sangles sont ainsi fabriquées à SaintÉtienne.
Après la fabrication des châssis en matière plastique recyclable, plus adhérente sur la neige, les aquettes sont assemblées en quelques minutes à l'usine d'Annecy-le-Vieux. Les fixations et les cales sont montées sur les châssis, les crampons vissés sous la semelle. 1 500 raquettes peuvent être assemblées chaque jour. Aujourd'hui, la raquette ne se cache plus. Elle est l'accessoire indispensable à de nombreux surfeurs. Pour rester leader, TSL mise sur l'innovation : le cinquième de ses cinquante salariés travaille au bureau d'études, à la création de nouveaux produits. Comme cette chaussure clipée au châssis à la façon des skis de fond. Un modèle est considéré comme la « Rolls-Royce » de la raquette à neige.
En savoir plus : Article paru dans le numéro 13 - Printemps 2009 du journal Rhône-Alpes
Sur le web : La raquette à neige TSL Outdoor, le site web