Ossabois, les maisons en bois

Ossabois collabore à un projet de recherche avec le CEA, le Centre scientifique et technique du bâtiment et l'Institut national de l'énergie solaire à Chambéry pour concevoir une maison économe en énergie.
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Reprise en 2007, l'ex-usine Seb, dans les Vosges, emploie 41 personnes. Elle a recruté une vingtaine de salariés en 2008. À terme, elle devrait employer 130 personnes et produire autant de constructions qu'à Noirétable.
Ossabois dispose d'un bureau d'études en Slovaquie auquel elle confie près du quart de ses projets. Ce bureau travaille avec une école d'ingénieurs slovaque spécialisée dans le bois.

Après les maisons, des salles de bains clés en mains.

Rebelote.

Pascal Chazal a créé une deuxième société avec son frère, à Chabreloche (Puy-de-Dôme), en 2007. Aqua Logis fabrique des salles de bains modulables à ossature métallique dans une ancienne coutellerie fermée depuis quatre ans. Elle emploie 25 personnes. Ces cellules carrelées sont entièrement équipées. Elles comprennent, un lavabo, une douche ou une baignoire, un ballon d'eau chaude et sont raccordées en moins d'une heure sur un chantier aux réseaux d'eau et d'électricité.

Depuis la création d'Aqua Logis, 500 salles de bains ont été assemblées. Autant devraient l'être cette année. L'entreprise, sans lien juridique avec Ossabois, pourrait employer une centaine de personnes à l'horizon 2010-2011.

Ossabois fait maison de tout bois

La construction bois est une bonne réponse au réchauffement climatique et à la hausse du coût de l'énergie. Une maison à ossature bois de 100 m2 présente un excellent bilan carbone. Elle stocke 20 tonnes de CO2. Sa consommation en énergie est divisée par deux par rapport à une maison traditionnelle. Construire en bois garantit aussi une bonne gestion des forêts : un arbre en pleine croissance absorbe du gaz carbonique. Ce n'est pas le cas d'un arbre de 150 ans. »

Pascal Chazal n'est pas un converti de la dernière heure. Depuis un quart de siècle, il pratique le développement durable à la tête de son entreprise de construction à ossature bois. Cet autodidacte a créé sa société à l'âge de 22 ans, en 1981, de retour d'un voyage en Finlande, au pays des maisons en bois. Après un stage de création d'entreprise avec la Chambre des métiers et l'IUT de Saint-Étienne, il se lance dans l'aventure avec son frère et un autre associé, menuisier ébéniste, rencontré en stage.
En 1985, il achète un premier atelier de 250 m2 à Noirétable, dans la Loire.

L'usine d'Ossabois occupe aujourd'hui 10 000 m2. L'entreprise n'a pas fait feu de tout bois immédiatement. « Pendant vingt ans, on a amé, raconte le patron forézien. Les choses ont vraiment changé quand on a commencé à faire des maisons groupées, des premières résidences de tourisme, dans les années 1990. »

Ossabois emploie 150 personnes à Noirétable. Trois à quatre maisons sortent chaque jour de son atelier. Le bureau d'études emploie 45 ingénieurs et techniciens. Pierre angulaire de la société, il travaille en liaison étroite avec les maîtres d'ouvrage et les chaînes d'assemblage équipées de machines à commande numérique pour découper les pans de bois. « Si tout n'est pas dessiné, on ne sait pas fabriquer », explique Pascal Chazal, qui qualifie l'ossature bois de « métier à haute technologie ». L'usine de Noirétable comprend quatre lignes d'assemblage de murs, trois de bardage, une ligne d'isolation et une de pose des menuiseries. Tous les éléments de la future maison sont stockés sur un semi-remorque avant leur transport sur le chantier de construction. Là, ils sont montés en une semaine. 500 maisons sont produites chaque année. Bientôt le double.
Dans les Vosges, Ossabois a repris une ancienne usine de Seb et une quarantaine de ses salariés qui assemblaient auparavant des grille-pain. C'est dans cette deuxième unité que seront produits 364 chalets du futur Center Parcs mosellan.

Pascal Chazal est en passe de résoudre une autre équation du développement durable. Jusqu'à présent, le bilan carbone de son entreprise est alourdi par la facture de transport des bois. Les trois quarts viennent d'Allemagne, de la Forêt-Noire. Avec la création du pôle du Haut-Forez, à 500 mètres de son usine, il va rééquilibrer ses approvisionnements en bois locaux. Ce pôle, porté par la Communauté de communes, va réunir sur un même site une chaufferie au bois, un séchoir à bois et des utils de rabotage et de traitement, indispensables pour développer la filière régionale. Propriétaires forestiers, scieurs, charpentiers, menuisiers et Ossabois uniront leurs capitaux dans une nouvelle société. Ils exploiteront insi ces outils à partir de 2009.

Avec l'utilisation de matières premières locales, Ossabois va poursuivre son développement. Elle prévoit de construire cette année 1 000 appartements de loisirs, 200 maisons individuelles, 200 logements sociaux pour des offices publics de Saône-et-Loire, du Puy-de-Dôme, de l'Isère, de la Loire et des Vosges. « Le nombre de logements sociaux double chaque année depuis 2004 », note Pascal Chazal qui réfléchit à des applications du concept de l'ossature bois à des maisons de retraite, des
hôtels, des bâtiments tertiaires... Avec toujours le même souci de diminuer la facture énergétique.

500 maisons sont produites chaque année par le premier constructeur français de maisons à ossature bois à Noirétable dans la Loire. Il accroit sa production avec une deuxième usine dans les Vosges et utilise de plus en plus les bois locaux.