Somfy, les stores et volets roulants

Chiffres clés

6,8 millions de moteurs assemblés en 2009.
760,8 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2009.
5 550 collaborateurs + de 500 fournisseurs.
7 usines de production dans le monde.
65 % du chiffre d’affaires à l’export.
25 000 tests effectués chaque année.

Le montage des moteurs est organisé autour d’îlots de production élargis, autonomes. Chacun de ces îlots dispose de son personnel de maintenance et de qualité. À 95 %, les monteurs sont des femmes, qui maîtrisent la totalité des tâches d’assemblage. Chaque îlot s’occupe de l’un des sousensembles du moteur.

Biathlon et JO

Somfy est depuis 2005 le premier partenaire de l’équipe de France de biathlon. L’entreprise a signé des contrats individuels avec des champions comme Martin Fourcade, Marie-Laure Brunet, Marie Dorin, médaillés aux J.O. de Vancouver. Elle est en discussion avec de jeunes athlètes. Sponsor de sports de montagne comme le ski alpinisme, le groupe est aussi au premier rang des partenaires de la candidature d’Annecy pour l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver en 2018, au côté d’Edgar Grospiron.

Somfy déroule ses innovations

Ce n'est pas de la sciencefiction. Il est possible aujourd’hui,depuis un ordinateur ou un smartphone, de piloter les volets roulants ou le portail de sa maison, l’ouverture d’un Velux ou l’extinction de lampes. Tout ça à distance, grâce à un boîtier relié à la « box » ADSL de son domicile.

Deux cents foyers expérimentent actuellement cette solution domotique mise au point par une start-up créée par Somfy et installée à Archamps en Haute-Savoie. L’innovation, l’ouverture à l’international et une forte culture marketing sont les moteurs du groupe de Cluses. Il est détenu à 70 % par la famille Despature, les propriétaires de Damart, présents au capital de la société haute-savoyarde depuis 1984.

Selon Jean-Philippe Demaël, directeur général de Somfy Activités, « l’innovation est notre ADN ». Le groupe a investi 8 millions d’euros en 2008 dans un technocentre regroupant 450 ingénieurs et techniciens spécialistes d’électromécanique, d’électronique et des logiciels. 150 personnes ont été embauchées en recherche et développement entre 2006 et 2008. Et, en deux ans, une centaine de brevets ont été déposés.

Le chiffre d’affaires généré par les nouveaux produits est passé de 4 millions en 2007 à 65 millions en 2009. Soit près de 10 % du chiffre d’affaires de Somfy Activités. L’entreprise ne veut plus seulement produire des moteurs, mais des solutions intégrant des modules de communication plus évolués. Ils permettraient de gérer les apports de lumière naturelle ou artificielle et la ventilation selon le rayonnement du soleil. Avec des gains de 15 % à 30 % sur les notes de chauffage ou d’électricité.

Les économies d’énergie, le confort, la sécurité, l’aide au maintien à domicile sont au centre des préoccupations de l’entreprise, qui revendique un « ancrage haut-savoyard fort et une culture mondiale développée ». Présente dans cinquante-trois pays, Somfy veut « se mondialiser encore davantage », accroître ses exportations au-delà de l’Europe, dans les pays émergents et les puissances de demain, Brésil, Russie, Inde, Chine. Jean-Philippe Demaël, qui, dans une autre vie, a travaillé au sein d’une entreprise sidérurgique brésilienne, parle même de « cercle vertueux entre vallée de l’Arve et pays low cost ». Les produits nouveaux et difficiles sont dévolus à l’usine historique de Cluses, les grandes séries à celle de Tunisie.

2 000 des 5 500 salariés du groupe travaillent encore dans l’un des quatre sites de la vallée de l’Arve. Le cercle vertueux peut toutefois subir des ratés, comme lors du désengagement d’une filiale de la Maurienne, Spirel. Reprise par son fondateur, Bernard Chappel, l’usine de Saint-Rémy a perdu plus de la moitié de ses 222 salariés. Elle va continuer de travailler pour Somfy, le temps de développer de nouvelles productions.

De son expérience brésilienne, Jean-Philippe Demaël a rapporté une autre conviction. « Dans ce pays, les entreprises ont un grand sens de leur responsabilité sociétale avec les fondations dans les domaines de la santé ou de l’éducation, remarque-t-il. En France, il faut que cela change, que les entreprises s’occupent davantage de la vie de la cité. » La Fondation Somfy s’est fixé pour ambition de « soutenir les projets de ceux qui inventent de nouvelles manières d’habiter plus respectueuses de tous et de l’environnement ». En Haïti, elle participe à la reconstruction de villages et d’écoles avec Architectes de l’urgence. « Faire du profit n’est pas incompatible avec le bien-être des gens », observe le patron de Somfy Activités, qui veut libérer les énergies et la créativité de ses collaborateurs. Un budget de 5 millions est alloué à la réalisation de « paris », à l’expérimentation de projets nés dans la tête ou les mains de salariés. « Notre capacité à créer de l’intelligence fera la différence », souligne Jean-Philippe Demaël.

Deux branches, huit participations

Le groupe est structuré en deux branches : Somfy Activités, centrée sur l’automatisation des ouvertures et fermetures de la maison et du bâtiment ; Somfy Participations, dédiée aux investissements et participations dans d’autres entreprises industrielles. Somfy détient, par exemple, 40 % du capital de Ciat à Culoz (Ain), leader européen de la pompe à chaleur et des équipements de climatisation, 34 % de l’italien FAAC, premier fabricant européen de systèmes et d’automatismes pour portails et portes de garage, 32,95 % du fabricant suisse de portes automatiques Agta Record. Ses huit participations principales ont généré en 2009 un chiffre d’affaires de 94,2 millions d’euros, intégré dans les comptes de Somfy.