Ils font Rhône-Alpes

Lumières sur Rhône-Alpes"

  • une grande fresque interactive accessible à tous sur Internet pour revivre et comprendre l'histoire de la région depuis les années 1940 à travers plus de 300 vidéos contextualisées sélectionnées parmi les archives de l'Ina.

Deux applications sur smartphones

  • Application smartphone Click'n'visit Ponts du Rhône. Découvrez la richesse patrimoniale des ponts que vous croisez lors de vos promenades le long de la ViaRhôna : historique, description, photos, audioguides...Téléchargez gratuitement l'application, puis secouez votre téléphone pour découvrir les ponts proches de vous, où que vous soyez.



    • Application smartphone Click'n'visit Patrimoine industriel de Lyon. Le saviez-vous ? La Halle Tony Garnier était à l'origine un abattoir immense. Pourquoi le batiment La Sucrière s'appelle ainsi ? Pour tout savoir sur l'histoire de l'industrie de Lyon à travers ses bâtiements, téléchargez l'application. Et si vous secouez votre téléphone, vous pouvez découvrir deux quartiers industriels de Lyon de manière ludique.

Domaine des Hautes Glaces

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Le grain de folie de Frédéric Revol

Quel goût aurait un whisky fait non pas en Ecosse mais en s'appuyant sur des productions et des contraintes locales ? C'est en partant de cette question que l'aventure du Domaine des hautes glaces a commencée. Dans la ferme distillerie, nichée en plein Trièves, sur les flancs de l'Obiou à l'extrémité sud de la faille de Belledonne, Frédéric Revol, l'homme qui s'est posé la question, reçoit et peut, aujourd'hui, apporter des réponses. En 2006, l'ingénieur agronome et amateur de whisky réalise que nous disposons, en France, de tous les savoir faire nécessaires à la confection de whisky. Tonnellerie, forge d'alambic, céréales... les talents sont exceptionnels à tous les niveaux. L'idée fait son chemin à tel point qu'en 2008, Frédéric s'y consacre à plein temps et que, fin 2011, la première bouteille d'eau de vie sort de l'alambic du Col des accarias. "Tous les produits transformés de qualité mettent l'accent sur la qualité des matières premières que ce soit le raisin pour le vin, le lait pour les fromages... mais ce n'est pas le cas pour le whisky car les céréales utilisées proviennent la plupart du temps d'agricultures intensives, traitées pour donner le maximum."  Alors Frédéric se rend en Trièves, convainct des céréaliers partisans d'une culture saine et se lance dans l'aventure, ce qui lui permet de mettre en pratique son principe fondateur : remettre le végétal au coeur du processus de fabrication d'eau de vie.

France - Ecosse

Des rencontres qui font mouche, des énergies qui se fédèrent, des artisans excités par les défis à relever... la machine s'est mise en route et les flacons qui sortent aujourd'hui de l'ancienne grange à foin et les cuves qui sommeillent au niveau des étables et des écuries ont rencontré un public à la fois local et mondial. " De nombreux clients, habituellement pas amateurs y ont trouvé quelque chose de différent" explique Frédéric. Le résultat : le Vulson White rhino, une eau de vie faite à 100% de seigle et un whisky de seigle, le Vulson Old rhino et Les moissons, un single malt fait de trois millésimes d'orge.
Bar à cocktail ultra chic de Londres, Moscou, Paris, épiceries fines... le Domaine des hautes glaces continue à distiller sa couleur et son tempérament dans le monde des amateurs d'eaux de vie et prend même un malin plaisir à jouer des coudes sur les étagères de certains bars... écossais.

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L’autre « révolution verte » de Didier Perréol

Didier Perréol n’a jamais renié ses racines paysannes, semant des graines tout au long de son parcours de chef d’entreprise. Du quinoa andin à la châtaigne ardéchoise, du petit épeautre de Haute Provence au coton bio du Bénin. Devenu un acteur de référence de la filière bio avec le groupe Ekibio, cet entrepreneur autodidacte a été élu à la présidence de l’Agence Bio, agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique au titre du syndicat national des entreprises bio (Synabio).

Figure de proue de ce secteur en pleine croissance, il veut pousser les agriculteurs à se convertir, tout en rassurant les consommateurs sur la traçabilité de ces produits. Son objectif est de porter de 4 à 6 % les surfaces agricoles consacrées à l’agriculture biologique d’ici deux à trois ans pour diminuer encore la part des importations et favoriser les exportations, en Chine en particulier.
Né « au milieu des cerisiers et des vignes » de Saint-Désirat en Ardèche, et frère d’un viticulteur en biodynamie, Didier Perréol a popularisé le quinoa en Europe dès 1989. Pour commercialiser cette graine que les Incas considéraient comme « la mère de tous les grains », il a créé sur l’altiplano bolivien une filiale de première transformation qui fait vivre 280 producteurs et une quarantaine de salariés. Il a récidivé en Haute Provence en relançant la production du petit épeautre au pied du mont Ventoux.

Le président de l’Agence Bio veut faire preuve avant tout de pédagogie. Dans le sillage des entretiens de l’alimentation bio, il organise chaque année à Annonay le festival la Bio dans les étoiles qui associe sur la même affiche des figures de l’écologie comme José Bové ou Vandana Shiva, icône de l’altermondialisme, et des cuisiniers de renom comme Marc Veyrat et Régis Marcon, autre Ardéchois de cœur qui prône une « révolution verte », une « cuisine de la nature » que défend au premier chef Didier Perréol.

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Claude Barras mitonne "Une vie de courgette"

Claude Barras tourne « Ma vie de courgette » le premier long métrage en France à bénéficier de la technique du « stop motion ».

Il navigue entre les quinze plateaux de tournage installés au pole Pixel de Villeurbanne. Souvent, sur chacun d’entre eux, l’un des dix animateurs prépare la prochaine scène à filmer. Constamment appelé pour faire des choix parfois techniques et toujours précis, le cinéaste sait aussitôt prendre du recul « pour ne pas perdre la vue d’ensemble et garder le contrôle sur le chaos » explique-il en mimant le mouvement d’un balancier.
Dans les années 90, Claude Barras suivait un apprentissage de dessinateur de génie civil à Sierre, en Suisse. Aujourd’hui, il dirige le tournage du premier long métrage français tourné en stop motion, une technique consistant à animer des volumes image par image.
Le Valaisan affirme avec « Ma vie de courgette » un style développé dans de nombreux courts métrages : peu de mouvements de caméras mais des plans fixes où évoluent les personnages. « Je suis un traditionnaliste d’une certaine façon » glisse-t-il, « mais en stop motion. »
Sur ses premiers courts métrages, Claude Barras avait le contrôle total de son tournage. Pour « Ma vie de courgette », il a su apprendre à déléguer.
Coproduit par le lyonnais Marc Bonny et scénarisé en grande partie par la très douée Céline Sciamma. « Ma vie de courgette » est, selon son réalisateur « un film initiatique sur la camaraderie, la résilience, qui vise un public à partir de 7 ans et qui aborde des sujets lourds mais sans lourdeur ».

Sortie prévue : fin 2015.

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Raphaël Sauzéat et Cécile Sauthier à bord de l'Alizarine

Alizarine navigue sur les flots du Rhône. Après quatre années de réflexion, de formation, de tractations et de travaux, Raphaël Sauzéat et Cécile Sauthier ont enfin acheminé leur première cargaison entre Cruas et Paris. « Notre cale est aménagée pour conserver une température stable, adaptée au transport des vins naturels. Mais nous convoyons aussi des produits du terroir : conserves, miel, tisanes, huile d’olive, jus de fruit, bières, confitures... » explique Cécile. Cet argument a convaincu les exploitants en agriculture biologique qui souhaitent être cohérents dans leur démarche. « Le transport par péniche pollue quarante fois mois qu’un camion » assure Raphaël.
Pour financer ce projet, d’un montant de 270 000 euros, les mariniers ont sollicité la Région Rhône-Alpes mais aussi Île-de-France, les départements de l’Ardèche et de la Drôme, Voies navigables de France, un emprunt auprès d’Entreprendre pour le fluvial ainsi que l’intervention de deux clubs d'investisseurs, les Cigales Déôme et Semène. « Sans elles, pas de garantie bancaire» précise Cécile.
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