Ils font Rhône-Alpes

Lumières sur Rhône-Alpes"

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Deux applications sur smartphones

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Claude Barras mitonne "Une vie de courgette"

Claude Barras tourne « Ma vie de courgette » le premier long métrage en France à bénéficier de la technique du « stop motion ».

Il navigue entre les quinze plateaux de tournage installés au pole Pixel de Villeurbanne. Souvent, sur chacun d’entre eux, l’un des dix animateurs prépare la prochaine scène à filmer. Constamment appelé pour faire des choix parfois techniques et toujours précis, le cinéaste sait aussitôt prendre du recul « pour ne pas perdre la vue d’ensemble et garder le contrôle sur le chaos » explique-il en mimant le mouvement d’un balancier.
Dans les années 90, Claude Barras suivait un apprentissage de dessinateur de génie civil à Sierre, en Suisse. Aujourd’hui, il dirige le tournage du premier long métrage français tourné en stop motion, une technique consistant à animer des volumes image par image.
Le Valaisan affirme avec « Ma vie de courgette » un style développé dans de nombreux courts métrages : peu de mouvements de caméras mais des plans fixes où évoluent les personnages. « Je suis un traditionnaliste d’une certaine façon » glisse-t-il, « mais en stop motion. »
Sur ses premiers courts métrages, Claude Barras avait le contrôle total de son tournage. Pour « Ma vie de courgette », il a su apprendre à déléguer.
Coproduit par le lyonnais Marc Bonny et scénarisé en grande partie par la très douée Céline Sciamma. « Ma vie de courgette » est, selon son réalisateur « un film initiatique sur la camaraderie, la résilience, qui vise un public à partir de 7 ans et qui aborde des sujets lourds mais sans lourdeur ».

Sortie prévue : fin 2015.

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Le météorologue des alpinistes

Il habite au pied du glacier des Bossons, dans le hameau natal de Jacques Balmat, conquérant du Mont-Blanc : Yan Giezendanner ne pouvait trouver mieux, il y a 40 ans, lorsqu’il a quitté sa Suisse natale pour s’installer, « pour le mythe », à Chamonix. Pourtant, il est allé au-delà, devenant une sorte de Pythie : météorologue à la station de Météo France, il a créé, il y a  vingt ans, le routage météo en montagne. « Des copains avaient renoncé à un sommet, à cause du temps, se souvient-il, alors qu’il aurait suffi qu’ils attendent trois jours ». Depuis, il aide les alpinistes à préparer leurs expéditions à l’Everest, au K2 ou autre toit du monde, puis leur donne des conseils, en direct, par radio. «J’interprète les cartes de pressions, de températures, d’humidité, etc, fournies par l’ordinateur. C’est du sur-mesure ». Son rôle est aussi relationnel : « Là-haut, ils pleurent leur mère ! Ils me l’avouent, puis ça reste entre nous ». De fait, Yan, contraint au fauteuil par une sclérose en plaque, n’hésite pas à assurer, heureux : « J’ai fait les 14 sommets de plus 8 000 m de la planète ! ».

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A bord de l'Alizarine

Alizarine navigue sur les flots du Rhône. Après quatre années de réflexion, de formation, de tractations et de travaux, Raphaël Sauzéat et Cécile Sauthier ont enfin acheminé leur première cargaison entre Cruas et Paris. « Notre cale est aménagée pour conserver une température stable, adaptée au transport des vins naturels. Mais nous convoyons aussi des produits du terroir : conserves, miel, tisanes, huile d’olive, jus de fruit, bières, confitures... » explique Cécile. Cet argument a convaincu les exploitants en agriculture biologique qui souhaitent être cohérents dans leur démarche. « Le transport par péniche pollue quarante fois mois qu’un camion » assure Raphaël.
Pour financer ce projet, d’un montant de 270 000 euros, les mariniers ont sollicité la Région Rhône-Alpes mais aussi Île-de-France, les départements de l’Ardèche et de la Drôme, Voies navigables de France, un emprunt auprès d’Entreprendre pour le fluvial ainsi que l’intervention de deux clubs d'investisseurs, les Cigales Déôme et Semène. « Sans elles, pas de garantie bancaire» précise Cécile.
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