Energie

La centrale hydroélectrique de Rochemaure fournira une puissance de 53 Gw/h

Valoriser le vieux Rhône

Imaginée en 2007, la petite centrale hydroélectrique du barrage de Rochemaure-Montélimar a été remise en service fin 2013. Projet global de restauration hydraulique et écologique produisant de l'électricité renouvelable, elle contribue à la préservation des espèces aquatiques.

Elle fournit 53 GigaWh par an, soit la couverture des besoins en énergie des deux-tiers de la population de Montélimar. Elle permet aussi d'augmenter le débit réservé, c'est-à-dire la quantité d'eau envoyée dans le vieux Rhône. Edifiée sur un axe de migration des grands poissons migrateurs, la petite centrale est dotée d'une "passe à poissons". Un dispositif favorisant la remontée du fleuve et le franchissement des ouvrages par les anguilles et autres aloses...

A l'horizon 2020, et avec le soutien de fonds européens, 12 petites centrales du même type seront construites sur le Rhône dont deux sur le Haut-Rhône et dix en aval de Lyon. Quant aux poissons migrateurs, le Rhône devrait leur être rendu accessible jusqu'à sa confluence avec la Drôme.

Réduire les impacts environnementaux

Un enjeu de taille : développer les énergies renouvelables et protéger les milieux aquatiques !

Le Rhône -et plus précisément ce qu'on a coutume d'appeler le couloir rhodanien- joue un rôle majeur en France et en Europe par sa production d'électricité d'origine tant hydraulique que nucléaire. Les aménagements produisant cette énergie ont eu un impact environnemental sur le Rhône. Il est désormais nécessaire de concilier le développement de la production d'énergie et le respect de l'environnement, de la qualité des milieux aquatiques et des paysages.

La concurrence entre les divers usages de l'eau du fleuve peut être exacerbée lorsque les conditions climatiques sont extrêmes, en particulier en période de sécheresse et de canicule (irrigation de terres agricoles, alimentation en eau potable des populations, hydroélectricité). Il faut veiller, pour le nucléaire, à optimiser l'outil existant, assurer les conditions de sécurité d'exploitation (le refroidissement des centrales), mais il faut aussi exploiter les gisements d'énergies renouvelables (éoliennes et hydrauliques) sur la Vallée du Rhône.

L'intérêt, pour la Région, réside dans la possibilité d'équiper le fleuve de petites centrales hydroélectriques, moins perturbantes pour les milieux naturels et équipées de passes à poissons. Elles permettent d'exploiter les débits réservés déversés aux barrages ou de mettre en valeur des gisements hydroélectriques sur des tronçons à écoulement libre du fleuve. Et puis la vallée du Rhône est un couloir de vent propice à l'installation d'éoliennes représentent un gisement d'énergie important qui pourrait être mieux exploité par des installations compatibles avec ce corridor écologique et ses paysages.