Avec 7 000 km de cours d'eau, 4 000 km2 de glaciers, des centaines de lacs de montagne, plus d'un millier d'étangs, de multiples nappes souterraines, et des précipitations annuelles de l'ordre de 1100 mm, notre région dispose, en moyenne, de 2,5 fois plus d'eau douce que les autres régions françaises. Mais, malgré sa richesse, ce patrimoine aquatique demeure fragile.
Ici comme ailleurs, l'eau est une ressource précieuse, qui doit être protégée et partagée. Ici comme ailleurs, l'eau est aussi un élément contre lequel il faut se préserver, les risques d'inondation n'étant jamais nuls.
En matière de gestion de l'eau comme dans bien d'autres domaines, "l'union fait la force". Et même la cohérence et l'efficacité. C'est pourquoi Rhône-Alpes mobilise l'ensemble des acteurs concernés, dans le cadre de "contrats de rivières" associant les collectivités locales d'un même bassin versant, l'État, le Conseil régional, le Conseil général, l'Agence de l'eau et les usagers (chambres consulaires, industriels, associations, fédérations de pêche ...). Objectif : "penser" la rivière de manière globale, de la source à l'embouchure, pour mieux la préserver.
En Rhône-Alpes, une soixantaine de ces contrats ont déjà été signés. Ils couvrent 60 % de la région.
Parallèlement, la Région est l'un des acteurs clés du "plan Rhône", signé en 2006 par l'Europe, l'État et les autres régions concernées (PACA et Languedoc-Roussillon). Avec une triple ambition : concilier prévention des inondations et pression du développement en zone inondable ; améliorer le cadre de vie des habitants; assurer un développement économique, sur long terme, de ce territoire stratégique au plan national et européen.