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Le point sur l'environnement rhônalpin

Fruit d’un travail partenarial entre l’État, la Région Rhône-Alpes et de nombreux acteurs de l’environnement, le « Profil environnemental régional » dresse l’état de l’environnement en Rhône-Alpes. Outil précieux de partage de la connaissance, le Profil s’adresse tant aux citoyens, aux élus qu’aux professionnels pour sensibiliser aux enjeux liés à la préservation de l’environnement.

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Ca plane pour les nettoyeurs


La réintroduction des vautours dans les Baronnies profite à l'économie locale qui s'est approprié un ambassadeur de haut vol.

« Le vautour fauve intervient le premier pour manger les tissus mous, les entrailles » explique Christian Tessier de la maison des vautours de Remuzat (Drôme). « Puis le vautour moine s'occupe de la tête, des yeux... des parties plus accessibles. Le percnoptère fignole la carcasse et le gypaète barbu se délecte des os. Après le passage de ces quatre-là, il ne reste pas grand-chose ... » Et c'est exactement pour cela que ce grand rapace est indispensable à l'équilibre naturel de son territoire. Difficile d'apercevoir en plein repas ces nettoyeurs qui empêchent la propagation des maladies et qui permettent aux éleveurs du coin d'éliminer proprement les cadavres de leurs bêtes. Sur le rocher du Caire en revanche, nul ne peut ignorer le vol silencieux de ces géants de près de 3m d'envergure. De retour au nid, le jabot gonflé de nourriture pour le petit, ou partant en prospection sur un territoire de 8000 km2, ils utilisent à merveille les courants thermiques et battent rarement de l'aile. Chaque année 20 000 personnes se tournent vers la Maison des vautours pour en savoir plus sur le grand rapace et son retour réussi sur ses terres des Baronnies.

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Internet pour mieux lutter contre l’ambroisie

195 000 Rhônalpins ont souffert de l’ambroisie en 2013. En cinq ans, le nombre de personnes allergiques a progressé de plus de 20 %.

Rhône-Alpes est la région la plus touchée par l’expansion de cette plante envahissante qui provoque, d’août à septembre, rhinites, conjonctivites et asthme. Son coût sanitaire a été évalué à 15.5 millions d’euros en 2013.
Pour lutter contre ce fléau , l’Agence régionale de la santé, la Région, Air Rhône-Alpes et le Réseau national de surveillance de l’air lancent une plateforme Internet interactive. www.signalement-ambroisie.fr
Elle permet de signaler la présence d’ambroisie sur le site ou grâce à une application mobile, un mail ou par téléphone. Ces signalements sont ensuite transmis à la commune concernée qui coordonne les actions d’élimination de la plante.
contact@signalement-ambroisie.fr
téléphone : 0972 376 888

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DES CORRIDORS BIOLOGIQUES DANS LE PILAT

La Région veut mieux préserver la biodiversité et les milieux aquatiques. Elle a signé le premier contrat de territoire «  Corridors biologiques » avec le Parc naturel régional du Pilat.

La situation géographique de Rhône-Alpes, au carrefour d’influences continentale, alpine et méditerranéenne, est à l’origine de la richesse de ses milieux naturels. La biodiversité est très abondante dans certains massifs montagneux, mais aussi en plaine avec des zones fluviales, lacustres et humides de réputation internationale.

Le Pilat par exemple, est un massif relativement préservé, bordé par le Rhône et le Gier, mais des zones très urbanisées et des grandes infrastructures constituent un obstacle pour les espèces naturels. C’est pourquoi la Région et les partenaires du PNR se sont engagés, le 24 juin, dans un contrat sur 5 ans, avec à la clef près de 3  M€ pour restaurer et conserver des espaces au bénéfice de la circulation des espèces animales et végétales.


Après plusieurs mois de concertation, la Région s’est en effet fixé un cadre pour intégrer la biodiversité et la ressource en eau dans ses politiques d’aménagement. « Nous avons protégé les espèces, puis leur écosystème, aujourd’hui nous devons agir pour préserver les échanges entre les milieux » explique Alain Chabrolle, le vice-président à la santé et l’environnement.

Cette stratégie se décline en cinq axes : l’observation scientifique et la recherche, la sensibilisation et l’éducation à l’environnement, la formation et la mobilisation des acteurs, un plan d’actions pour lutter contre les pollutions et enfin un travail interrégional à l’échelle européenne.

1000 euros pour changer son chauffage au bois

Dans la vallée de l’Arve la situation est jugée préoccupante. En 2012, les émissions de particules fines ont provoqué plus de 30 jours de pollution. La moitié de ces émissions proviennent du chauffage domestique.
La mauvaise qualité de l’air menace directement la santé de la population : à court terme irritation des yeux et des voies respiratoires jusqu’à la crise d’asthme, et plus grave à long terme, maladies du poumon, du cœur. Les dernières études montrent qu’une exposition chronique à ces pollutions engendre chaque année 42 000 décès prématurés en France.

Face à ce fléau, les collectivités, dont la Région, viennent de créer un « Fonds air bois », réservé pour le moment aux habitants de la vallée de l’Arve. Doté de 3,2 millions d’euros sur trois ans, il s’adresse aux particuliers. Il est prévu une aide financière de 1 000 euros pour remplacer un appareil de chauffage au bois par un modèle labellisé « flamme verte ». Elle est cumulable avec d’autres aides : crédit d’impôt, éco-prêt à taux zéro, programme « Habiter mieux » de l’ANAH…