Biodiversité

Environnement et Biodiversité, deux priorités en Rhône-Alpes

L'aménagement du territoire, compétence régionale, doit se faire dans le respect de la biodiversité. Rhône-Alpes protège sa faune et sa flore, mais aussi ses montagnes, ses cours d'eau, son fleuve…
Pour garantir aux Rhônalpins un environnement préservé et équilibré.

Rhône-Alpes c'est :

7 Parcs Naturels Régionaux

2 Parcs Nationaux

12 Réserves Naturelles Régionales

Deux projets de Parc Naturel Régional sont à l'étude:

Dombes

Belledonne

Les abeilles sauvages à la loupe

© Fabrice Lafond

L’association Arthropologia lance une opération de suivi participatif d’abeilles sauvages en Rhône-Alpes. Objectifs : mieux les connaître pour mieux les protéger.

En Europe, 80 % des espèces de plantes à fleurs sauvages et 70 % des espèces cultivées dépendent de la pollinisation par les insectes, principalement des abeilles. 2000 espèces sont recensées en Europe dont la majorité sont des abeilles sauvages.

Si les apiculteurs ont mis en évidence un déclin alarmant des colonies d’abeilles mellifères, il existe très peu d’études scientifiques sur les abeilles sauvages. C’est pourquoi l’association Arthropologia lance une opération de suivi participatif d’abeilles sauvages en Rhône-Alpes. Objectifs : mieux les connaître pour mieux les protéger.

Toutes les abeilles ne portent pas une robe rayée jaune et noire

En Europe, les abeilles sont classées en six familles, divisées en genres distingués par la longueur de leur langue, la forme et la taille des cellules sur leurs ailes et chez les femelles, l’emplacement des structures permettant de récolter le pollen. Velues ou glabres, rouges jaunes, noires, bleues, leur taille varie de quelques millimètres pour les Nomioïdes à 3 cm pour les Xylocopes, des abeilles charpentières.
Grâce aux outils d’identification mis en place sur le site internet de l’association, chacun pourra identifier et transmettre ses données en se connectant au site d’Arthropologia, en lien avec le site VisioNature de la Ligue de protection des oiseaux.
Près de 300 espèces ont déjà été identifiées sur le territoire du Grand Lyon, il s’agit aujourd‘hui d’évaluer la population à l’échelle de Rhône-Alpes.

La flore de Rhône-Alpes menacée

Agrostemma githago L., 1753 / CaryophyllaceaePhoto conservatoire botanique alpin

 

Narcissus dubius et Anacamptis laxiflora sont en danger. Le "narcisse douteux", une fleur à pétales blancs, et l'orchidée des prairies humides font en effet partie des espèces de Rhône-Alpes placées sur la liste rouge établie par les conservatoires botaniques nationaux des Alpes et du massif central. En Rhône-Alpes, 23 % des espèces sont menacées, notamment par la croissance des villes, par l'agriculture intensive et l'utilisation des pesticides qui en découle.
La situation est alarmante car Rhône-Alpes accueille sur ses terres 4137 espèces différentes, soit environ 60 à 75 % de la flore de la France métropolitaine.
Les listes rouges mises en place par l'Union mondiale pour la conservation de la nature permettent d'évaluer les risques d'extinction des variétés. Afin d'enrayer ce phénomène, il est souhaitable que les plans locaux d'urbanisme (PLU)  prennent en compte ces listes (disponibles sur www.pifh.fr ) et que les systèmes de compensation aux atteintes au patrimoine naturel soient améliorés.
La sonnette d'alarme est donc tirée car, en ce qui concerne Anacamptis laxiflora,par exemple, elle semble déjà avoir disparu des prairies de Haute-Savoie...

Préserver le patrimoine naturel, la biodiversité et les milieux aquatiques

Le rôle de chef de file des Régions en matière de biodiversité et de gestion des milieux aquatiques a récemment été renforcé.
Le Schéma Régional de Cohérence Ecologique de Rhône-Alpes, à travers la logique de trame verte et bleue, offre désormais un cadre d'intervention publique en faveur de la préservation des milieux.
Son adoption conduit la Région à proposer une politique renouvelée de préservation du patrimoine naturel, de la biodiversité et des milieux aquatiques qui repose sur :

  • la mise en place, pour les partenaires locaux, d'un contrat unique simplifié, le contrat « Vert et bleu », corollaire de la logique de trame verte et bleue du SRCE
  • une approche concertée de la gestion de milieux aquatiques, de la protection des ressources naturelles et des espèces
  • l'animation des partenaires régionaux en conditionnant l'aide régionale à la mise en œuvre d'actions renouvelées et innovantes au regard des objectifs du SRCE.

En parallèle, la Région honorera ses engagements pour les contrats de rivière et de biodiversité existants jusqu'en 2020 qui seront ensuite remplacés par le contrat unique « Vert et bleu ».