Biodiversité

Environnement et Biodiversité, deux priorités en Rhône-Alpes

L'aménagement du territoire, compétence régionale, doit se faire dans le respect de la biodiversité. Rhône-Alpes protège sa faune et sa flore, mais aussi ses montagnes, ses cours d'eau, son fleuve…
Pour garantir aux Rhônalpins un environnement préservé et équilibré.

Rhône-Alpes c'est :

7 Parcs Naturels Régionaux

2 Parcs Nationaux

12 Réserves Naturelles Régionales

Deux projets de Parc Naturel Régional sont à l'étude:

Dombes

Belledonne

La flore de Rhône-Alpes menacée

Agrostemma githago L., 1753 / CaryophyllaceaePhoto conservatoire botanique alpin

Narcissus dubius et Anacamptis laxiflora sont en danger. Le "narcisse douteux", une fleur à pétales blancs, et l'orchidée des prairies humides font en effet partie des espèces de Rhône-Alpes placées sur la liste rouge établie par les conservatoires botaniques nationaux des Alpes et du massif central. En Rhône-Alpes, 23 % des espèces sont menacées, notamment par la croissance des villes, par l'agriculture intensive et l'utilisation des pesticides qui en découle.
La situation est alarmante car Rhône-Alpes accueille sur ses terres 4137 espèces différentes, soit environ 60 à 75 % de la flore de la France métropolitaine.
Les listes rouges mises en place par l'Union mondiale pour la conservation de la nature permettent d'évaluer les risques d'extinction des variétés. Afin d'enrayer ce phénomène, il est souhaitable que les plans locaux d'urbanisme (PLU)  prennent en compte ces listes (disponibles sur www.pifh.fr ) et que les systèmes de compensation aux atteintes au patrimoine naturel soient améliorés.
La sonnette d'alarme est donc tirée car, en ce qui concerne Anacamptis laxiflora,par exemple, elle semble déjà avoir disparu des prairies de Haute-Savoie...

Préserver le patrimoine naturel, la biodiversité et les milieux aquatiques

Le rôle de chef de file des Régions en matière de biodiversité et de gestion des milieux aquatiques a récemment été renforcé.
Le Schéma Régional de Cohérence Ecologique de Rhône-Alpes, à travers la logique de trame verte et bleue, offre désormais un cadre d'intervention publique en faveur de la préservation des milieux.
Son adoption conduit la Région à proposer une politique renouvelée de préservation du patrimoine naturel, de la biodiversité et des milieux aquatiques qui repose sur :

  • la mise en place, pour les partenaires locaux, d'un contrat unique simplifié, le contrat « Vert et bleu », corollaire de la logique de trame verte et bleue du SRCE
  • une approche concertée de la gestion de milieux aquatiques, de la protection des ressources naturelles et des espèces
  • l'animation des partenaires régionaux en conditionnant l'aide régionale à la mise en œuvre d'actions renouvelées et innovantes au regard des objectifs du SRCE.

En parallèle, la Région honorera ses engagements pour les contrats de rivière et de biodiversité existants jusqu'en 2020 qui seront ensuite remplacés par le contrat unique « Vert et bleu ».

DES CORRIDORS BIOLOGIQUES DANS LE PILAT

Un contrat de «  Corridors biologiques » avec le Parc naturel régional du Pilat.

La situation géographique de Rhône-Alpes, au carrefour d’influences continentale, alpine et méditerranéenne, est à l’origine de la richesse de ses milieux naturels. La biodiversité est très abondante dans certains massifs montagneux, mais aussi en plaine avec des zones fluviales, lacustres et humides de réputation internationale.

Le Pilat par exemple, est un massif relativement préservé, bordé par le Rhône et le Gier, mais des zones très urbanisées et des grandes infrastructures constituent un obstacle pour les espèces naturels. C’est pourquoi la Région et les partenaires du PNR se sont engagés, en juin 2014 , dans un contrat sur 5 ans,  pour restaurer et conserver des espaces au bénéfice de la circulation des espèces animales et végétales.

Après plusieurs mois de concertation, la Région s’est en effet fixé un cadre pour intégrer la biodiversité et la ressource en eau dans ses politiques d’aménagement. « Nous avons protégé les espèces, puis leur écosystème, aujourd’hui nous devons agir pour préserver les échanges entre les milieux » explique Alain Chabrolle, le vice-président à la santé et l’environnement.

Cette stratégie se décline en cinq axes : l’observation scientifique et la recherche, la sensibilisation et l’éducation à l’environnement, la formation et la mobilisation des acteurs, un plan d’actions pour lutter contre les pollutions et enfin un travail interrégional à l’échelle européenne.