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REGION RHONE-ALPES
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De moins en moins de pétrole, une électricité et du gaz de plus en plus chers, des centrales nucléaires très contestées et un dérèglement climatique inquiétant : la question de l’énergie se pose avec de plus en plus d’acuité.
Elle est au cœur du débat national sur la transition énergétique lancé par le gouvernement et organisé par la Région. « Demain, quelles énergies en Rhône-Alpes ? » était donc un thème d’actualité pour la 6ème édition des « Talents de Rhône-Alpes », des rencontres qui visent à mettre en lumière des hommes et des femmes qui, par leur succès, participent à la notoriété de Rhône-Alpes.
Voici, en verbatim, les principales interventions des intervenants de ce débat, animé par Jean-Christophe Galeazzi, à l’hôtel de Région.
Jean-Jack Queyranne, président de la Région Rhône-Alpes :« Il s’agit d’une question fondamentale pour nos sociétés : la raréfaction des énergies fossiles nécessite de diversifier les sources d’approvisionnement, les modes de distribution et de consommation. Les énergies renouvelables prennent peu à peu leur place en Rhône-Alpes et nous devons nous mobiliser pour qu’elles se développent. »
Mathieu Bonnet, directeur général de la Compagnie nationale du Rhône :« Depuis 80 ans, la CNR produit de l’électricité grâce à l’eau. Mais nous développons aussi l’éolien et le solaire. La caractéristique de ces énergies, c’est leur intermittence. Nous essayons de les maîtriser. Nous faisons beaucoup d’expérimentations pour stocker ces énergies et l’un de nos challenges, c’est de transférer cette énergie de midi vers le soir, pic de consommation. »
Christophe Gruy, Pdg du groupe Maïa :« Nous avons 110 éoliennes et des parcs solaires. Notre but, c’est de diminuer les coûts. L’éolien représente 70 % des nouvelles énergies dans le monde, ce n’est pas négligeable. L’énergie éolienne n’est pas chère, elle le sera moins que le nucléaire lorsque les éoliennes seront amorties, tandis que le nucléaire sera de plus en plus cher. »
Pascal Mauberger, président du directoire Mc Phy Energy SA : « Nous stockons de l’hydrogène dans une sorte de galette. L’hydrogène est un excellent vecteur énergétique, il permet d’alimenter des véhicules. Or, il subit un parti pris défavorable en France où l’on a pris beaucoup de retard… J’ai vendu mes premiers réservoirs au Japon ! On peut créer de l’emploi en France : en 2008, nous étions 4, nous sommes aujourd’hui 70. »
Sébastien Paolozzi, gérant de CEFT Sud :« Nous travaillons dans le biogaz et la méthanisation, qui est une fermentation de la matière organique. Les centres d’enfouissement de déchets constituent un gros gisement. Nous développons des solutions de micro-méthanisation… Il y a encore de nombreux verrous logistiques et tactiques à lever. »
Pierre-Henri Bigeard, Institut français du pétrole :« La transition énergétique va se jouer sur un siècle. Il faut maintenir des politiques de longue haleine, sur 30 ans. A l’IFP, nous travaillons sur la mise en place de carbone renouvelable. »
Pierre Juliet, délégué général de TENERRDIS : « La notion de solution unique, c’est fini ! On est dans le mix de solutions techniques, un mix entre production centralisée et productions décentralisées. Les aspects règlementaires doivent évoluer. Mais je suis optimiste ! »
Isabelle Servais, cluster Rhône-Alpes Energies : « Le cluster montre qu’il existe des moyens innovants pour accompagner des politiques. Le défaut de ces initiatives, c’est le manque de lisibilité. Les dispositifs existent, le politique sait de plus en plus et de mieux en mieux accompagner. Il est seulement difficile parfois pour les PME de taper à la bonne porte. »
Benoît Leclair, vice-président délégué à l’énergie et au climat : « La Région a mis en place une politique de territorialisation de la transition énergétique : on a demandé à des territoires de construire une stratégie de moyen et long terme. On peut développer de façon massive le recours aux ENR. En Rhône-Alpes, on parie sur le débat : on approche la centaine d’événements de toute nature. »
En savoir plus : Page spéciale transition énergétique