Ca tourne en Rhône-Alpes

Et la Région dans tout ça ?

La Région aime-t-elle le cinéma et l'audiovisuel ? Non, elle fait mieux que ça en soutenant très activement tous les membres de la filière cinématographique et en dialoguant au quotidien avec ceux qui font bouger les images en Rhône-Alpes.

Rhône-Alpes Cinéma coproduit et accompagne depuis plus de vingt ans  la diffusion de longs métrages tournés en Rhône-Alpes. Résultat : plus de 220 films au compteur, et pas des moindres et surtout plein de nouveautés à l'affiche...

2014 : année record

Pour la première fois depuis la création de Rhône-Alpes Cinéma, le cap des 1000 jours de tournage par an va être franchi en 2014. Destiné à la fois à faire connaître la Région, ses paysage urbains et naturels mais aussi à développer une activité économique directe (emplois de professionnels spécialisés dans le cinéma) et indirecte (nuits d'hôtels, locations...). Découvrez ci-dessous quelques sorties à venir et tournages en cours :

Ma vie de courgette : dans les coulisses du tournage

Ca s'anime au Pole Pixel

Claude Barras hésite. Il ne sait pas quelle bouche choisir. Le réalisateur de "Ma vie de courgette" doit pourtant changer la bouche et les paupières de Simon, l'un de ses héros mais, devant les boîtes de bouches et de paupières, il hésite comme pour choisir un chocolat. Et pourtant, le cinéaste de Lausanne n'est pas chez le confiseur mais au Pole Pixel de Villeurbanne où le tournage du premier film français (coproduit par Rhone-Alpes Cinema) en stop motion bat son plein. Proche du dessin animé, cette technique permet de créer un mouvement à partir d'objets immobiles. D'immenses succès critiques et publics tels que "L'Etrange noël de Mr Jack", "Wallace et Gromit" ou encore "Mary et Max" ont utilisé cette forme de cinéma. D'ailleurs, les spécialistes du stop motion ne sont pas légion : des anciens des plateaux de Tim Burton ou de Wes Anderson font partie de l'aventure qui mobilise une trentaine de personnes pour produire jusqu'à 30 secondes utiles par jour.

Un film mélodramatique pour enfants

Tirée d'un livre de Gilles Paris, l'histoire a bénéficié du don scénaristique de Céline Sciamma, la très remarquée scénariste et réalisatrice de "Bande de filles". Icare, un garçon de neuf ans, est élevé par sa mère alcoolique qui le surnomme "ma courgette". Placé en foyer au décès de sa mère, il va découvrir dans cet orphelinat la confiance, l'amitié... et même l'amour. "Le film sera destiné à un public à partir de 7-8 ans" selon Marc Bonny, l'un des producteurs.
Les équipes de tournage utilisent pour l'instant neuf plateaux mais au total une quinzaine de lieux de tournage devraient pouvoir très rapidement produire des images pour accélérer la cadence. Très technique, le stop motion demande en effet beaucoup de temps de préparation, et, si le décor l'exige, pas mal de place.
Avant de retourner régler la scène entre Simon et Courgette, Claude Barras défiit son style "plutôt épuré. Je préfère une caméra fixe et des personnages qui évoluent dans le cadre. En ce qui concerne les références, j'aimerais retrouver la force de "Sans famille", cette série de ma jeunesse et qui reste l'un des rares exemples de film mélodramatique pour enfants."

Marie Heurtin : Jean-Pierre Améris sur ses terres


Bande-annonce "MARIE HEURTIN" (sortie le 12... par RhoneAlpesCinema

Le cinéaste lyonnais Jean-Pierre Améris aime Rhône-Alpes et la Région le lui rend bien. Après avoir situé une bonne partie des "Emotifs anonymes' à Lyon, il retrouve Isabelle Carré, qu'il emmène cette fois-ci dans le Bugey et en Isère pour tourner Marie Heurtin, un autre film estampillé "Rhône-Alpes Cinéma". Tiré d'une histoire vraie, le film raconte la rencontre de soeur Marguerite (Isabelle Carré) et de Marie Heurtin, une jeune sourde et aveugle (Adriana Rivoire) que son père confie à l'Institut spécialisé de Larnay où office la religieuse. D'échecs en découvertes, de rencontres en succès, le film raconte les étapes du développement de Marie et du formidable travail de soeur Marguerite.