Ca tourne en Rhône-Alpes

Et la Région dans tout ça ?

La Région aime-t-elle le cinéma et l'audiovisuel ? Non, elle fait mieux que ça en soutenant très activement tous les membres de la filière cinématographique et en dialoguant au quotidien avec ceux qui font bouger les images en Rhône-Alpes.

Rhône-Alpes Cinéma coproduit et accompagne depuis plus de vingt ans  la diffusion de longs métrages tournés en Rhône-Alpes. Résultat : plus de 220 films au compteur, et pas des moindres et surtout plein de nouveautés à l'affiche...

"Gus" prend son envol


Bande-annonce "GUS PETIT OISEAU, GRAND VOYAGE... par RhoneAlpesCinema

A l'heure de la grande migration, Darius, le doyen de la volée, est blessé. Il va devoir confier tous ses secrets et le nouvel itinéraire du voyage au premier venu.
Et cet oiseau...c'est Gus, exalté à l'idée de découvrir enfin le monde... mais pas du tout migrateur !

Le film de Christian de Vita invite à l'extraordinaire épopée de la migration qui structure chaque année le destin de millions doiseaux à travers le monde.
La stylisation du film est inspirée des dessins de Benjamin Renner ("Ernest et Célestine"). Un travail tout en finesse comme le raconte le réalisateur : "Bien qu'il s'agisse d'images de synthèse, chaque oiseau donne l'mpression d'avoir été peint à la main, ce qui est un peu vrai... Les plumes de chacun des oiseaux ont été peintes une par une !"
"Gus" est né en Rhône-Alpes puisque la production du film s'est déroulée dans les studios de TeamTO, basés à Bourg-lès-Valence.
On lui souhaite un bon vol !

Sortie dans les salles le 4 février.

 

Snow therapy, la famille dynamitée


Bande-annonce "SNOW THERAPY" (sortie le 28... par RhoneAlpesCinema

Primée à Cannes, cette co-production Rhône-Alpes cinéma pose des questions universelles : la place de l'homme dans le couple et la famille, nos réactions face à la peur...


"Snow therapy"
, le film qui va changer votre vision des vacances à la montagne...
Une famille suédoise passe quelques jours de vacances dans une station de sports d’hiver des Alpes. Le soleil brille et les pistes sont magnifiques mais lors d’un déjeuner dans un restaurant de montagne, une avalanche vient tout bouleverser. Les clients du restaurant sont pris de panique, et Ebba, la mère, appelle son mari Tomas à l’aide tout en essayant de protéger leurs enfants, alors que Tomas, lui, a pris la fuite … Mais l’avalanche s’est arrêtée juste avant le restaurant, et la réalité reprend son cours au milieu des rires nerveux.  Il n’y a aucun dommage visible, et pourtant, l’univers familial est ébranlé.
C'est alors que ces vacances de rêve prennent une allure de cauchemar et que le film commence vraiment... Comment continuer à vivre comme avant ?
Les choix du réalisateur Ruben Östlund sont diablement efficaces. Chaque plan évoque plus la guerre que les vacances : les sommets sont oppressants, les explosions destinées à déclencher les avalanches sont comme autant d' obus frappant un village assiégé.
L'hôtel de luxe, avec ces minuscules appartements, évoque les cellules d'un univers carcéral ou nulle intimité n'est permise.
Qu'est-ce qu'un homme aujourd'hui ? Le patriarche censé protéger sa famille face au danger en prend pour son grade. Et chacun retourne la question : qu'aurais-je fait confronté(e) à la même situation ?
Prix du jury "Un Certain regard" à Cannes, nommé aux Oscars (pour représenter la Suède), sélectionné aux Golden globes... le long métrage tourné aux Arc et à la Plagne a déjà reçu un bel accueil.

Rendez-vous dans les salles à partir du 28 janvier.

Ma vie de courgette : dans les coulisses du tournage

Ca s'anime au Pole Pixel

Claude Barras hésite. Il ne sait pas quelle bouche choisir. Le réalisateur de "Ma vie de courgette" doit pourtant changer la bouche et les paupières de Simon, l'un de ses héros mais, devant les boîtes de bouches et de paupières, il hésite comme pour choisir un chocolat. Et pourtant, le cinéaste de Lausanne n'est pas chez le confiseur mais au Pole Pixel de Villeurbanne où le tournage du premier film français (coproduit par Rhone-Alpes Cinema) en stop motion bat son plein. Proche du dessin animé, cette technique permet de créer un mouvement à partir d'objets immobiles. D'immenses succès critiques et publics tels que "L'Etrange noël de Mr Jack", "Wallace et Gromit" ou encore "Mary et Max" ont utilisé cette forme de cinéma. D'ailleurs, les spécialistes du stop motion ne sont pas légion : des anciens des plateaux de Tim Burton ou de Wes Anderson font partie de l'aventure qui mobilise une trentaine de personnes pour produire jusqu'à 30 secondes utiles par jour.

Un film mélodramatique pour enfants

Tirée d'un livre de Gilles Paris, l'histoire a bénéficié du don scénaristique de Céline Sciamma, la très remarquée scénariste et réalisatrice de "Bande de filles". Icare, un garçon de neuf ans, est élevé par sa mère alcoolique qui le surnomme "ma courgette". Placé en foyer au décès de sa mère, il va découvrir dans cet orphelinat la confiance, l'amitié... et même l'amour. "Le film sera destiné à un public à partir de 7-8 ans" selon Marc Bonny, l'un des producteurs.
Les équipes de tournage utilisent pour l'instant neuf plateaux mais au total une quinzaine de lieux de tournage devraient pouvoir très rapidement produire des images pour accélérer la cadence. Très technique, le stop motion demande en effet beaucoup de temps de préparation, et, si le décor l'exige, pas mal de place.
Avant de retourner régler la scène entre Simon et Courgette, Claude Barras défiit son style "plutôt épuré. Je préfère une caméra fixe et des personnages qui évoluent dans le cadre. En ce qui concerne les références, j'aimerais retrouver la force de "Sans famille", cette série de ma jeunesse et qui reste l'un des rares exemples de film mélodramatique pour enfants."