Ca tourne en Rhône-Alpes

Et la Région dans tout ça ?

La Région aime-t-elle le cinéma et l'audiovisuel ? Non, elle fait mieux que ça en soutenant très activement tous les membres de la filière cinématographique et en dialoguant au quotidien avec ceux qui font bouger les images en Rhône-Alpes.

Rhône-Alpes Cinéma coproduit et accompagne depuis plus de vingt ans  la diffusion de longs métrages tournés en Rhône-Alpes. Résultat : plus de 220 films au compteur, et pas des moindres et surtout plein de nouveautés à l'affiche...

"La tête haute" en ouverture de Cannes

C'est un film coproduit par Rhône-Alpes Cinéma qui a été projeté en ouverture du 68ème festival de Cannes le 13 mai dernier. "La tête haute" est le troisième long-métrage d'Emmanuelle Bercot qui, après "Clément" et  "Elle s'en va", raconte l'histoire d'un délinquant joué par Rod Paradot qu'une juge des enfants, Catherine Deneuve, et un éducateur, Benoît Magimel, essaient de sauver.
La réalisatrice a tourné pendant trois semaines en Rhône-Alpes : début septembre dans le Vercors à Saint-Marcellin, Méaudre, Villard-de-Lans en Isère ainsi qu'à la Chapelle-en-Vercors dans la Drôme, puis deux jours à Meyzieu dans le Rhône. C'est le deuxième film d'Emmanuelle Bercot que Rhône-Alpes Cinéma coproduit.
Une fois n'est pas coutume, le plus prestigieux festival de cinéma du monde s'est donc ouvert avec "une oeuvre différente, forte et émouvante qui dit des choses importantes sur la société d'aujourd'hui" comme l'a précisé Thierry Frémeaux, délégué général du festival et directeur de l'Institut Lumière de Lyon.
La sortie du film en salles, le 13 mai, a coïncidé avec l'ouverture du festival de Cannes.

Claude Barras mitonne "Une vie de courgette"

Claude Barras tourne « Ma vie de courgette » le premier long métrage en France à bénéficier de la technique du « stop motion ».

Il navigue entre les quinze plateaux de tournage installés au pole Pixel de Villeurbanne. Souvent, sur chacun d’entre eux, l’un des dix animateurs prépare la prochaine scène à filmer. Constamment appelé pour faire des choix parfois techniques et toujours précis, le cinéaste sait aussitôt prendre du recul « pour ne pas perdre la vue d’ensemble et garder le contrôle sur le chaos » explique-il en mimant le mouvement d’un balancier.
Dans les années 90, Claude Barras suivait un apprentissage de dessinateur de génie civil à Sierre, en Suisse. Aujourd’hui, il dirige le tournage du premier long métrage français tourné en stop motion, une technique consistant à animer des volumes image par image.
Le Valaisan affirme avec « Ma vie de courgette » un style développé dans de nombreux courts métrages : peu de mouvements de caméras mais des plans fixes où évoluent les personnages. « Je suis un traditionnaliste d’une certaine façon » glisse-t-il, « mais en stop motion. »
Sur ses premiers courts métrages, Claude Barras avait le contrôle total de son tournage. Pour « Ma vie de courgette », il a su apprendre à déléguer.
Coproduit par le lyonnais Marc Bonny et scénarisé en grande partie par la très douée Céline Sciamma. « Ma vie de courgette » est, selon son réalisateur « un film initiatique sur la camaraderie, la résilience, qui vise un public à partir de 7 ans et qui aborde des sujets lourds mais sans lourdeur ».

Sortie prévue : fin 2015.

Ma vie de courgette : dans les coulisses du tournage