28-30 Mai à Eurexpo Lyon
10-15 Juin à Annecy
12-13 Juin au Centre de Congrès de Lyon
Rencontres régionales de l'économie de proximité
146,6
C’est le budget consacré à l’économie par la Région Rhône-Alpes (en millions d’euros).
Cette somme est mise au service de deux priorités d’action : 73,6 millions d’euros sont alloués au développement économique et à l'emploi (soutien aux pôles de compétitivité et clusters, Plan PME, mutation et sécurisation des emplois, économie de proximité, entreprenariat…) et 73 millions d’euros à la recherche, à l’innovation et à l’enseignement supérieur.

Comme un symbole de son ancrage au plus près des territoires, la Banque publique d'investissement (BPI) a tenu son premier conseil d'administration à Dijon le 21 février dernier. Cette nouvelle structure, détenue à parité par l'Etat et la Caisse des dépôts et consignations, a pour mission principale de soutenir le développement et le financement des petites et moyennes entreprises (PME) et les entreprises de taille intermédiaire (ETI). Elle s'appuiera sur des directions régionales au plus proche des besoins.
Un guichet unique pour les entreprises
Pour le financement de leurs projets, les entreprises rencontrent bien souvent des difficultés, ne sachant pas toujours vers qui se tourner. La vocation de la BPI est de jouer le rôle de guichet unique pour leur faciliter les démarches de financement et les accélérer. Par son intermédiaire, les TPE, PME et ETI auront accès à des outils de financement diversifiés et adaptés aux différents stades de leur développement. Ainsi, la BPI proposera, d’une part, un pôle financement dédié à l’innovation, au cofinancement bancaire et à la garantie de prêts, représenté par l’actuel Oséo ; et, d’autre part, un pôle investissement, issu de la fusion du FSI (Fonds stratégique d’investissement) et de CDC Entreprises, chargé des investissements en fonds propres et quasi-fonds propres.
À l’image de la forte représentativité des régions dans les organes de gouvernance nationaux de la BPI (conseil d’administration, conseil national d’orientation), la Région Rhône-Alpes va fortement s’impliquer dans les orientations stratégiques de la nouvelle entité dans notre région. Le président Jean-Jack Queyranne présidera ainsi le comité d’orientation régional, qui sera amené à se réunir régulièrement. Cette instance aura pour mission d’assurer une cohérence entre les orientations de la banque et la stratégie régionale de développement économique et d’innovation.
Une plate-forme d’accompagnement à valeur ajoutée pour les TPE- PME
Pour être au plus près des attentes des acteurs économiques régionaux, la Région met en place une plate-forme dédiée, qui créera un lien étroit entre le territoire et les entreprises.
L’objectif est d’accompagner, sur la durée, les entreprises à fort potentiel de croissance, en leur proposant des prestations à valeur ajoutée, combinant les leviers indispensables à leur développement : l’international, l’innovation et l’ingénierie de financement.
L’efficacité de cette plate-forme reposera également sur sa capacité d’orientation notamment vers les agences régionales, ERAI pour l’international et l’ARDI pour l’innovation, en complémentarité des outils de financement proposés par la Banque publique d’investissement régionale (BPI-R).
Sur le web : Site de la BPI

Accompagner les entreprises de moins de 250 salariés dans la professionnalisation et l’évolution de leurs pratiques en matière de ressources humaines : tel est l’objectif de Securise’Ra, créé il y a six ans. Ce dispositif est aujourd’hui déployé sur l’ensemble du territoire régional par 27 animateurs, qui prospectent les entreprises pour leur proposer la solution la plus adaptée à leurs besoins.
« Securise’Ra met en avant les richesses humaines »
Quatre questions à Christiane Puthod, Vice-présidente du Conseil régional déléguée à l’emploi, au dialogue et à l’innovation sociale.
>> Pourquoi avoir créé Securise’Ra ?
L’objectif était de donner aux petites entreprises les moyens des grandes, en les aidant à travailler sur la gestion de leurs ressources humaines et à prendre du recul pour approfondir cette question. Il s’agit aussi de les accompagner dans leur politique de recrutement et de formation.
>> Aujourd’hui, le dispositif fonctionne plutôt bien…
La montée en puissance a été progressive, mais j’étais persuadée que ça allait marcher ! Securise’Ra met en avant les richesses humaines. Il répond aux besoins de l’entreprise, tout en permettant au salarié de gagner en compétences et d’acquérir une forme de reconnaissance. C’est un levier de la formation professionnelle et sociale. Et nous sommes aujourd’hui très peu de régions à le proposer.
>> Le nouveau marché va mettre l’accent sur les actions collectives ?
L’idée est d’être encore plus efficaces. Nous pourrons ainsi franchir un nouveau palier dans le nombre d’entreprises qui peuvent travailler leurs ressources humaines : ce qui correspond à un besoin bien réel.
>> Le dispositif s’invite également dans le Plan PME…
Oui, à partir de deux programmes suivis dans le cadre du Plan PME, on incite l’entreprise à choisir ensuite un programme Ressources Humaines. C’est pour nous une question fondamentale qui concerne les salariés au quotidien.
A noter : depuis 2007, les consultants labellisés Securise’Ra ont accompagné plus de 1 500 entreprises et 35 000 salariés.
Feuille de route pour l’équipe Rhône-Alpes de l’export, le Plan régional d’internationalisation des entreprises (PRIE) sera présenté le 18 avril. Il fixe les objectifs et les actions associées et organise sur le territoire régional le dispositif d’appui à l’export, en cohérence avec la stratégie élaborée à l’échelle nationale. Trois questions à Marc Challéat, secrétaire général pour les Affaires régionales Rhône-Alpes, au sein de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte).
>> En quoi l’État compte-t-il sur la Région Rhône-Alpes pour développer l’export ?
Son rôle est essentiel, comme pour toutes les autres régions. Celles-ci sont les pilotes de l’internationalisation des entreprises en raison de leur proximité avec le tissu industriel et de leur engagement aux côtés des pôles de compétitivité. Rhône-Alpes représente 10 % du PIB national et, à ce titre, le pays attend beaucoup d’elle en matière d’export. Je dis souvent aux partenaires que la Région a quasiment l’obligation d’être performante dans ce domaine. C’est déjà le cas car les chiffres 2012 ont marqué un spectaculaire rebondissement sur l’export. Il faut poursuivre dans cette voie car rien n’est jamais acquis.
>> L’export constitue-t-il un axe majeur de développement pour l’économie rhônalpine ?
Oui, tout à fait ! Le marché français étant quelque peu saturé, il est nécessaire pour les entreprises de se développer à l’échelle européenne et de se tourner aussi vers les pays émergents. Avec l’innovation, l’export est l’une des priorités affichées par la Banque de France dans ses perspectives 2013. Et cela doit se vérifier en régions. Question innovation, Rhône-Alpes est très bien identifiée avec des pôles de compétitivité très performants. Côté export, la région possède là aussi des atouts extraordinaires. Elle est déjà très active dans ce domaine, mais doit l’être encore plus.
>> Quels sont les acteurs associés au Prie présenté le 18 avril prochain ?
Nous avons franchi récemment une étape très importante avec la signature d’une convention cadre entre l’État, la Région et de nombreux partenaires, tels la Chambre de commerce et d’industrie régionale, mais aussi Ubifrance et ERAI. Cela a abouti à la constitution d’une équipe Rhône-Alpes de l’export qui regroupe des partenaires œuvrant à l’export. Ce partenariat entre les différents membres de l’équipe permet de travailler à une mutualisation des actions de développement à l’export des entreprises.
La contribution produite par Créafil pour les Assises de l’entreprenariat, lancées par l’État en janvier dernier, a été l’occasion de souligner le caractère innovant de cette démarche régionale d’accompagnement à la création d’entreprise qui mobilise collectivités publiques et opérateurs à la création au service de l’entrepreneuriat. Le 14 mars dernier, l’ensemble des membres de Créafil s’est réuni au siège de la Région afin de marquer les quatre ans de la démarche, lancée en 2009. Ce premier rendez-vous régional des réseaux Créafil, ouvert par Jean-Louis Gagnaire, vice-président du Conseil régional en charge de l’Économie, de l’Innovation et des PME, a rassemblé près de 250 personnes. Le programme de la journée visait à développer le sentiment d’appartenance à Créafil et à capitaliser sur les retours d’expériences des réseaux territoriaux Créafil opérationnels. Tout ceci en vue de faire évoluer Créafil pour adapter l’offre de services des réseaux Créafil aux besoins d’accompagnement des créateurs de demain.
Identifier les secteurs porteurs d’innovation et de croissance en région Rhône-Alpes et déployer des leviers pour soutenir l’innovation dans les entreprises régionales : c’est tout le sens de la Stratégie régionale d’innovation pour une spécialisation intelligente (SRI-SI) actuellement en cours d’élaboration.
Ce travail se fait en lien étroit avec l’Union européenne, dans la mesure où le cadre stratégique défini par la SRI-SI constitue une condition pour l’attribution des fonds structurels pour 2014-2020. Jean-Louis Gagnaire, vice-président délégué au développement économique et à l’innovation, a eu l’occasion d’échanger avec les représentants de la Commission européenne en charge de l’innovation et de la spécialisation intelligente lors d’un déplacement à Bruxelles en février dernier. Les fortes convergences stratégiques entre l’UE et le travail déjà conduit en Rhône-Alpes sur l’innovation représentent un atout pour l’avenir.
Pour la Région Rhône-Alpes, il s’agit d’établir le diagnostic de son potentiel d’innovation, faire émerger les secteurs d’innovations technologiques où elle dispose d’avantages comparatifs afin de concentrer ses efforts vers ces domaines (spécialisation « verticale »). La stratégie comportera également des mesures « horizontales » (génériques) d’appui à l’innovation, telles que l’ingénierie financière ou l’innovation par les usages.
Ils sont cinq heureux élus : Saint-Étienne Métropole, la CAPI, le Pays du Mont-Blanc, les territoires des Monts-du-Lyonnais et le Pays Roannais. Ils ont été choisis parmi onze territoires candidats pour participer à la démarche IMPL (Institut de management des pratiques locales). Initiée en 2010 par l’Association Rhône-Alpes des professionnels du développement économique (Aradel), puis poursuivie l’année suivante par la Région Rhône-Alpes avec un ensemble d’acteurs-clés, cette démarche vise à développer l’économie de proximité des territoires rhônalpins.
Chaque année, ce dispositif de formation-action est mis au service de l’économie de proximité. Chaque projet retenu compose une équipe multi-partenariale et pluridisciplinaire de cinq personnes, laquelle reçoit une formation de la part de consultants chargés d’établir un diagnostic de leur économie. Ces consultants accompagnent ensuite le territoire jusqu’à la mise en action de bonnes pratiques. Quatre réunions collectives et trois ateliers territoriaux individuels sur chaque territoire rythment l’année des lauréats, qui présentent leur travail devant un jury rassemblant l’ensemble du comité de pilotage de la démarche.
À noter : l’accompagnement des cinq lauréats vient de commencer en avril et s’achèvera fin novembre.
Sur le web : Portail d’informations sur les territoires